L’équipe de communication du CRC Strasbourg a imaginé lors d’une réunion qu’une
interview bimestrielle d’un de nos membres paraitrait sur notre site.
Bon, il faut l’avouer, c’est plutôt annuel ! cette fois -ci coup de projecteur sur 4 marathoniens.
Bonjour aux quatre marathoniens d’Automne.
Tout d’abord félicitations pour être arriver au bout de vos marathons respectifs.
Julie et Marianne étaient à Athènes, Jérome sur l’incontournable Nice-Cannes et Philippe dans la ville rose.
Mike : Combien de fois vous vous êtes mesurés à la distance mythique de 42,195km ?
merci de nous les citer avec les années si cela est encore frais dans vos méninges.
En général, à moins d’en parcourir une centaine, on s’en souvient.
Julie : Deux fois maintenant, le premier à Paris le 02.04.2023 en 4h50
Marianne : C’était la première fois que je me mesurais à la fameuse distance du marathon. C’est lors d’une discussion avec Julie lorsque nous nous sommes rencontrées au CRC en novembre dernier, qu’elle m’a parlé d’Athènes. Un « et pourquoi pas ? » plus tard, nous nous sommes donc retrouvées sur la ligne du départ à marathon, « The authentic » comme disent les grecs (enfin ils disent plutôt Ο ΑΥΘΕΝΤΙΚΟΣ mais j’ai fait latin, pas grec malheureusement, ce qui aurait été d’ailleurs bien plus utile).
Jérome : 15 marathons courus. Paris (95 98) Venise (96) Barcelone (2001) Prague ((2002) New York (2003) Lyon (2004) Londres (2005) Strasbourg (2008) et Metz (2010) puis plus rien pendant 8 ans où je ne voulais plus entendre parler de course à pieds. Arrivé au CRC en 10/2018 en provenance de Nancy et c’est reparti.
Gueugnon dit le Charolais (2019) Prague (2023) MVA (2023) Givry Côte Chalonnaise (2024) et Nice Cannes (2024)
Philippe : C’était mon 2e marathon, après celui de Prague avec le CRC, en 2023.
Mike : Comment avez vous abordé cet objectif en terme de préparation ?
Julie : J’ai suivi le plan que tu nous avais préparé, avec deux séances sur trois avec les copains du club, ça passe mieux ! Moins de pression que pour le premier marathon, et surtout le soutien de Marianne pendant ces 10 semaines !
Marianne : J’ai toujours essayé d’être plutôt régulière au CRC l’année précédente, mais c’est en septembre que, suite aux conseils et au plan préparé par Mike, je me suis vraiment penchée sur la préparation de cet objectif. L’entraînement s’est progressivement intensifié sur 10 semaines, avec les séances du CRC deux fois par semaine avec en plus une sortie longue le week-end. En termes de préparation mentale, je citerai bien sûr ma chère coéquipière Julie avec qui j’ai tout partagé durant ces 10 semaines, de la moindre courbature aux divers sentiments qui ont accompagné cette préparation. J’appréhendais un peu cette prépa qui s’est finalement avérée être une vraie période de plaisir, dans laquelle j’ai grandi et beaucoup appris sur moi-même.
Jérome : Pas de préparation particulière 3 sorties par semaine avec 2 SL de 2h30 à 6 et 4 semaines de l’évènement. J’ai été gêné pendant 2 mois par une douleur au tendon d’Achille.
Philippe : Comme la prépa pour le marathon de Prague s’était bien passée, je me suis inspiré du programme mis en ligne à l’époque : un premier bloc de 6 semaines à allure semi-marathon pour avoir de bonnes bases pour attaquer un 2e bloc de 6 semaines également, à allure marathon.
Les mardis et les jeudis je faisais les entraînements avec les copains du CRC, le samedi c’était footing et le dimanche une sortie longue avec du travail d’allure.
Une pause média avant la suite de la lecture, s’impose !









Mike : Vous savez que le CRC Strasbourg organise un déplacement en avril prochain à Milan ? Êtes vous tenté par un marathon de printemps ?
Julie : Inscrite depuis fin juin, je ne cache pas que j’ai eu envie d’annuler mon inscription pendant les derniers km à Athènes haha
Marianne : Plus que tentée puisque j’y participerai avec grand plaisir !
Jérome : Milan ? Une grande envie de partager cet événement avec le groupe et personnellement j’espère être bien pour profiter de la course, des lieux et du moment.
Philippe : Quand Jade avait lancé le projet, j’avais pris mon dossard sans hésiter… Pour l’instant, l’idée de refaire une grosse prépa ne m’emballe pas trop, mais je suis sûr que l’effet de groupe et l’émulation que générera cette prépa me mettra le coup de fouet dont j’aurais besoin pour me motiver.
Mike : Une question aux deux filles puisque c’était une première sur la distance,
quelques lignes pour résumer cet effort (la veille de course, le départ, puis peut être le mur et pour finir l’émotion de l’arrivée). Erratum : Julie a fait Paris donc 2ème expérience sur la distance
Julie : Veille de course partagée entre hâte et stress : contente de retrouver Marianne au retrait des dossards, le stress a commencé à monter le soir quand on s’est organisées pour le départ du lendemain matin. Après une nuit peu réparatrice, départ à 6 heures pour une heure de bus jusqu’à Marathon. Puis on a rapidement dû se séparer, chacune dans son bloc, l’attente était un peu longue. Bonnes sensations et dans les temps jusqu’au 31ème km, puis les 10 derniers en descente les jambes sont devenues de plus en plus lourdes… L’arrivée dans le stade Panathénaïque m’a rapidement fait oublier la douleur, et restera un très très beau souvenir ! Contente de mon temps meilleur qu’espéré, mais surtout fière d’être allée au bout de ces 10 semaines de prépa et de ces 42,195 km qui séparent Marathon et Athènes 🙂 Et quand on peut le partager avec une amie, c’est encore mieux !
Marianne : Récit du marathon : la veille de course, le départ, puis peut être le mur et pour finir l’émotion de l’arrivée
Marianne : Arrivés en fin d’après-midi le samedi, nous sommes allés récupérer les dossards et avons directement été plongés dans l’ambiance. La vue de la courbe du parcours sur un immense panneau a intensifié le stress, le dénivelé étant ma plus grande crainte à propos du marathon. Mais notre principale préoccupation était celle d’aller (acheter du houmous) de dormir au plus vite pour nous reposer en vue du lendemain.
Le dimanche, nous avons pris la navette à 5h depuis Athènes pour rejoindre Marathon, au lever du soleil, avec ces 17000 autres coureurs en ponchos bleus. Une fois séparés dans nos blocs respectifs, malgré le fait d’être agglutinée avec beaucoup de monde, je me suis paradoxalement sentie très seule. Heureusement, les messages de soutien m’ont finalement permis de me sentir tout de même très entourée.
Jusqu’au 34 -ème km, c’est avec une branche d’olivier à la main que j’ai intensément profité de la course. J’ai été étonnée de voir que les fameuses montées que je redoutais tant se sont finalement bien passées. Alors que j’en avais fini des montées, le fameux MUR m’est tombé dessus à ce moment. Les 8kms de la fin pourtant en descente ont alors été plutôt INTERMINABLES.
Mais l’arrivée dans le stade olympique est forcément un moment qui restera gravé dans ma mémoire au bout des 3 :59 :51 d’effort, à côté d’un gladiateur en spartiates. J’y ai retrouvé mon frère, puis Julie, pour partager cette joie intense, et toute la reconnaissance de pouvoir courir pour vivre des moments aussi forts comme ceux-là.
Mike : Une question à Jérome qui est le plus expérimenté sur cette distance, as tu apprécié ce périple dans les alpes maritimes et si tu avais une chose à retenir, laquelle serait elle ?
Jérome : Couru Nice Cannes sur un coup de tête, je souhaitais partir sur 6/km pour m’amuser et malade j’ai vite déchanté . 4h53 à l’arrivée !!! Cependant le parcours tout le long de la mer est magnifique, magique et j’y retournerais probablement l’an prochain pour ne pas rester sur ce goût d’inachevé.
Mike : Une question à Philippe, deuxième expérience après Prague il me semble. Penses tu encore abaisser ton chrono dans les prochains temps ?
Philippe : Je pense pouvoir faire un peu mieux et me rapprocher des 3h20, mais je ne sais pas si je me fixe cet objectif pour Milan l’année prochaine, ou si je le garde de côté pour un autre marathon, en 2026 ou 2027.
Mike : Question qui a toute son importance, quel a été le repas d’après course ?
Julie : Une pizza du room service dans le lit avec ma médaille avant de m’endormir pour une petite sieste de deux heures
Marianne : Je me rappellerai je pense longtemps de ce moment où nous avons commandé à manger pour 15, des pitas, des frites de patate douce, des burgers, du HOUMOUS GREC MIAM, que nous avons tout simplement mangé dans le lit, parce qu’à ce moment tout était permis. Le plus dur a quand même été de descendre les escaliers pour chercher la livraison, et ayant perdu à pierre-feuille-ciseau, je m’y suis collée.
Jérome : L’après course ? J’étais malade. Je me suis contenté d’une bière pour fêter ça.
Philippe : Etant très gourmand, les repas d’après-courses étaient déjà définis quelques semaines avant la course : mon beau-frère habitant Toulouse, il nous avait préparé un barbecue « plaisir » avec côte de bœuf et spécialités au canard. Et le lendemain on est allé manger un bon cassoulet en ville… En un peu plus de 24h, j’avais récupéré toutes les calories brûlées lors du marathon
Mike : Une dernière question sur le marathon ou autre distance, avez vous une course qui vous fait rêver et qui vous semble pratiquement irréalisable ?
Julie : Pour l’instant non, mais j’ai peu de doute sur le fait que j’aurai un nouvel objectif après Milan !
Marianne :
Jérome : Je voudrais courir les 6 majors maintenant 7 puisque Sydney c’est rajouté. Bonjour le portefeuille !!! Et l’artic marathon me semble très badass.
Philippe : Je ne vais pas être très original mais je dirais la Diagonale des fous. La distance et le dénivelé me font déjà très peur, mais le pire pour moi serait de passer plusieurs jours sans dormir !
Mike : Depuis combien de temps êtes vous au CRC Strasbourg et de quelle région êtes vous originaire ?
Julie : Alsacienne, à Strasbourg depuis une dizaine d’année, et au CRC depuis 1 an et demi
Marianne : J’ai rejoint le CRC en septembre 2023 il y a un peu plus d’un an. Originaire des Vosges, je suis arrivée à Strasbourg en septembre 2022 pour ma 3ème année d’étude supérieure mais en suis rapidement repartie pour effectuer le reste de mon année scolaire 2022 au Danemark. C’est à ce moment que j’ai développé cette passion pour la course à pied, dans le pays le plus plat du monde (et non pas le dénivelé vosgien que je n’affectionne pas du tout si vous ne l’aviez pas encore compris). Donc à Strasbourg, niveau terrain, je m’y plais vraiment bien !
Jérome : octobre 2018
Philippe : Je suis au CRC depuis septembre 2021 et je suis originaire de la plus belle région de France : La Lorraine
Mike : question un peu plus personnelle et avant la course à pied, une autre activité physique ?
Julie : De la gym de toute petite jusqu’à mes 15 ans
Marianne : J’avais jusqu’à il y a 1 an et demi toujours profondément détesté tout type de sport, ou alors il fallait m’y forcer. Cependant, je portais toujours mon casque ROSE dans d’autres activités telles que le dessin, parce qu’on n’est jamais trop prudents.
Jérome : Parallèlement à la course à pied, j’ai pratiqué et entraîné le basket durant 25 ans.
Philippe : Je faisais pas mal de VTT avant de me mettre à la course à pied. J’ai notamment participé (et pris quelques belles gamelles) à la Pass’porte du soleil dans les Alpes.
Merci d’avoir répondu à mes quelques questions. L’idée état de mettre un coup de projecteur sur ces quatre épreuves qui ont compté pour les copines et copains du CRC Strasbourg.
Rappel résultats :
Marathon de Toulouse Klein Philippe 3h28min26s
Marathon d’Athènes Perrin Marianne 3h59’51 » et Kirchgessner Julie 4h07’45 »
Marathon des Alpes Maritimes Manteau Jérome 4h53′
Les indiscrétions de l’entretien
Encore merci à vous quatre pour vos réponses. Ce fût un plaisir de vous lire.
Pour Julie une belle progression par rapport à celui de Paris.
Pour jérome, j’en ai trouvé deux une au petit déj à Prague et une du groupe du lundi.Je ne suis pas un dingue de photos si j’en trouve, je te fais suivre.
Amitiés sportives
Jérôme
Pour Marianne, je n’ai rien coupé car ce n’était pas trop long, et la direction ne nous impose pas de format ! le casque rose est à garder collector !
Pour Philippe, j’ai lu les réponses tout de même ! Pour la Lorraine, pas sur du tout de ta réponse, à vérifier…bon, j’ai gardé le vert ! bon les photos, un souvenir de l’équipée , c’est toi au milieu !
